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SOCIÉTÉ TUNISIENNE D' INFORMATIQUE MÉDICALE

SOCIÉTÉ MÉDICALE SAVANTE A BUT NON LUCRATIF FONDÉE EN 1996
L'INFORMATIQUE PAR LES MÉDECINS POUR LES MÉDECINS


 

 

 

 

 

LES NOUVEAUX ANTIPSYCHOTIQUES

Dr Zribi Sofiane

VOIR CET ARTICLE SOUS FORME DE DIAPORAMA POWERPOINT

  Les médecins se sont habitués depuis plusieurs années à voir les patients psychotiques schizophrènes ou autres qui représentent tout de même dans notre pays prés de 80 000 personnes, dans une présentation typique :

v    Regard hagard, démarche robotisée

v    Tremblant et rigide

v    Emoussés sur le plan affectif

v    Ralentis sur le plan cognitif

v    Complètement inefficaces sur les lieux du travail et s’ils sont encore scolarisés, leurs résultats sont en constante chute libre.

v    Ils forment une bonne partie des chômeurs, des marginaux et de ceux qui se font leur vie durant entretenir par leurs familles.

Cet état de choses est dû principalement, malgré tous les efforts qui sont entrepris et qui restent toujours insuffisants quel que soit le pays, à deux raisons :

v    LE TRAITEMENT NEUROLEPTIQUE CLASSIQUE

v    LA NATURE MÊME DE LA MALADIE SCHIZOPHRÉNIQUE

1- LE TRAITEMENT NEUROLEPTIQUE CLASSIQUE

Le traitement neuroleptique, s’il a modifié depuis une trentaine d’années de manière radicale le visage de la folie, reste lourd de conséquences . Ses effets sur le système extrapyramidal sont directement à l’origine de l’aspect robotisé des malades, de leurs hypertonie musculaire, de leur akinésie et de leurs tremblements.

Ses effets sédatifs et cognitifs aggravent le retrait social des patients, leur apathie et leurs difficultés cognitives. En plus les neuroleptiques agissent mieux sur les signes positifs de la maladie (hallucinations, délire) et peu ou pas sur les signes négatifs (retrait social, troubles de la pensée, émoussement affectif, difficultés de concentration etc.…).

En réalité, les neuroleptiques classiques sélectionnent peu les récepteurs à la dopamine qu’ils sont supposés bloquer et agissent sans discernement sur toutes les régions du cerveau et sur tous les systèmes dopaminergique.

 

2- LA MALADIE SCHIZOPHRÉNIQUE

Nous savons aujourd’hui que pour des raisons diverses, il existe une altération de la transmission dopaminergique dans le système limbique des schizophrènes, et que le traitement de cette maladie passe par la normalisation de cette fonction. Par ailleurs ces récepteurs diffères dans leurs nature et fonction et seuls ceux appartenant à un groupe dit D 2 sont impliqués dans la maladie. Par ailleurs il apparaît évident aujourd’hui que d’autres systèmes que ceux de la dopamine jouent un rôle dans la genèse de la maladie. Développer des médicaments spécifiques des récepteurs D 2, qui auraient une action limitée sur le système limbique et qui stimulerait ou antagoniseraient d’autres récepteurs impliquée dans la genèse des symptômes de la maladie, permettrait aux patients schizophrène de bénéficier d’un traitement plus efficace, sans effets secondaires neurologiques et qui pourrait améliorer d’une manière nette leur qualité de vie, de travail ou d’études.

La découverte de la Clozapine, a fait naître de tels éspoirs dans les années 70 mais son hématotoxicité a vite limité son usage aux schizophrénies dites résistantes.

Le développement à la fin des années 90 de molécules clozpine-like, dépourvu d’hématotoxicité a redonné aux psychiatres l’espoir de pouvoir rendre à leurs patients schizophrènes une qualité de vie et une insertion sociale proche de celle des gens normaux.

3- L’OLANZPINE, chef de file des Clozapine Like

Cette molécule originale, désormais disponible en Tunisie possède l’un des profil les plus intéressants :

1-     Elle n’est pas toxique

2-     Elle s’administre en une dose unique au cours de la journée

3-     Elle est plus efficace que l’Halopéridol neuroleptique classique de référence

4-     Elle agit à la fois sur les signes négatifs et positifs de la maladie

5-     Elle ne s’accompagne pas de syndromes extra-pyramidaux (exceptionnels)

Ses inconvénients majeurs, restent une prise de poids quasi-inéluctable et un prix de revient qui la met malheureusement hors de la portée de la majorité des malades.

4- Les autres neuroleptiques dit « atypiques »

 

 

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